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 C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala

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Kaylee Summer

Messages : 18
Date d'inscription : 27/10/2014


MessageSujet: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 20:34

Voilà, c'était le grand jour. Enfin grand jour... le grand jour de faire son entrée à l'hôpital. Ce petit hôpital qui lui avait trouvé une place en tant que médecin avec un petit cabinet. Comme quoi, elle avait déjà fait bonne impression. En même temps qui pouvait résister devant ses yeux marrons qui pétillaient sans arrêt quand on parlait travail ? Personne. Ou presque. Puis le fait de trouver du travail, de s'occuper l'esprit lui convenait parfaitement. Depuis qu'elle s'était installée, Kaylee n'avait cessé de faire des cauchemars. Cauchemars qui lui étaient quasiment impossible de contrôler ni d'arrêter. Elle fermait les yeux et elle la voyait. Elle les ouvrait et elle pleurait à chaudes larmes. Même après avoir été sous la douche, il lui arrivait de sentir quelque chose d'étrange en elle. Comme si sa sœur était là mais plus là, ce vide reprenait sa place et l'empêchait de pouvoir aller bien. Alors quand on lui avait enfin proposé ce poste, l'humeur de la jolie brune était remontée d'un cran et l'envie de reprendre le dessus sur sa vie. Se mettant à courir dans tous les sens dans sa maison, elle envoya valser ses fringues de la veille par terre, fit tomber le vase et aspergea le sol d'eau et de roses fanées. Oh oui, elle s'en occupait plutôt bien de ses fleurs... Elle n'était pas vraiment mains vertes. Enfin bref, Kay était en train de courir dans sa maison, à la recherche de ses clés de voiture pour pouvoir partir à l'heure et surtout faire bonne impression. Les trouvant enfin, elle laissa le tout en plan, tant pis, ça aura le temps de sécher d'ici ce soir. Oui, belle mentalité mais elle n'avait pas le temps de nettoyer. Non, elle était trop bien pressée pour pouvoir s'attarder sur un quelconque détail. S'arrêtant devant la boîte aux lettres, elle s'empara du courrier et le feuilleta à grande vitesse avant de tomber sur une lettre de rappel. Encore une. Soupirant, elle mit le tout dans son sac et monta dans sa voiture. Il était temps de partir. Kaylee verrait ça plus tard, il ne fallait surtout pas qu'elle se mette en tête ces foutus examens sinon ça allait foirer sa première journée.
Une fois arrivée devant l'hôpital une boule se forma dans son ventre. Et si ça se passait mal ? Et si elle faisait une entrée fracassante en se vautrant comme une crêpe par terre ? Et si elle ne respectait pas les consignes ? Secouant la tête, Kaylee se reprit. Tout irait très bien, vraiment très bien. Se plantant devant les portes, la jeune femme regarda les gens passer devant elle, en fauteuil ou bien à pied avec de quoi les oxygéner, ou bien des infirmières en train de ranger de la paperasse. Et elle, elle serait en blouse blanche, en tant que médecin pour aider à sauver des vies, à détecter des problèmes et à vaincre les cancers. Car non seulement Kaylee était médecin, mais qui plus est, elle avait une spécialisation dans la cardiologie. Sauf que dans cette petite ville, ça ne servait pas à grand chose, sauf dans les cas extrêmes. Bref, si jamais un jour on avait besoin d'elle, en haut de la hiérarchie, ils savaient qu'elle était là. Mais pour commencer, faire des examens médicaux pour des petits trucs lui convenaient très bien. En tout cas, elle était là, dossier et sac en main, prête à affronter sa première journée. S'annonçant à l'accueil, on lui fit monter le premier étage pour aller voir celui qui la superviserait pendant un mois, le temps de son essai pour savoir si elle faisait l'affaire. Remerciant la jeune femme, elle tourna sur elle-même et leva la tête pour observer tout ce qui pouvait bien se trouver autour d'elle. C'était vraiment grand, mine de rien, pour un petit hôpital. Comparé à ceux où elle avait pu entretenir ses stages. Kaylee monta les escaliers puis toqua à la fameuse porte. Un homme grisonnant vint lui ouvrir la fit entrer dans son bureau pour lui expliquer les derniers détails. Elle passa plus d'une heure avec lui, en prenant des notes, le questionnant et surtout l'écoutant attentivement. Il n'était pas question qu'elle loupe une seule phrase et une seule information qui serait vitale. Sortant de son bureau en sa compagnie, l'homme l'emmena dans son vestiaire où il lui donna une blouse, puis la tenue officielle des médecins de l'hosto. Parfait, il était temps. Puis elle avait son premier rendez-vous. Des points de sutures, rien de bien méchant. La base puis elle agirait seule. Comme quoi, on lui faisait bien confiance. Puis Kaylee n'était pas du genre à rigoler avec les patients, son travail, elle y tenait et le prenait très à cœur. Ramenant ses cheveux en queue de cheval, elle ajusta son badge et descendit vers son petit local pour recevoir son premier patient. Attrapant la feuille, il semblait en fait d'une jeune femme, vingt cinq ans, blessée par des bout de verres qui sont encore présent. Bien... et qui plus est, elle était mannequin. Outch. Posant la feuille sur son bureau, Kaylee se dirigea vers la salle d'attente et regarda autour d'elle avant d'annoncer d'une voix claire et sympathique. « Nala Freshman ? » Elle vit le regard d'une jeune brune se tourner vers elle, la main de cette dernière en sang. Oui ça devait être elle. « Veuillez me suivre s'il vous plaît. Je vais m'occuper de vous. Je suis Kaylee Summer. » Lui offrant un charmant sourire, elle se tourna pour emmener la brune dans son cabinet. Elle referma la porte et montra le lit où elle pouvait s'asseoir afin qu'elle puisse l'examiner. « Alors, je peux savoir comment vous vous êtes fait ça ? » Préparant de quoi lui enlever les restes de bout de verre et de quoi la recoudre, elle la laissa tranquille puis retourna s'asseoir sur son petit siège une fois que son matériel fut mis en place. La regardant toujours en souriant, la pauvre Kaylee était loin d'imaginer que sa première patiente serait une folle alliée et qu'elle en verrait de toutes les couleurs...

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Kaylee Summer

La souffrance peut occuper une telle place qu’on en oublie le bonheur. Parce qu’on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d’autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu’on n’a pas l’habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu’on est heureux.© belzébuth
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Nala Freshman

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 20:44

Tout partait en sucette, vraiment tout. Ses parents étaient morts, et elle ne savait pas comment. De ce que sa sœur lui avait expliqué, elle n’avait pas compris grand-chose. Et apparemment, ça remontait déjà à quelques mois… Autrement dit, personne n’avait daigné la mettre au courant alors que tout le monde savait. Ou presque. Et en plus, elle n’avait pas pu assister aux funérailles de son père. Encore, sa mère, elle s’en moquait comme de sa première paire de chaussette. Nala lui en voulait tellement… Tant de colère, de haine et de frustration. Alors non, à ses yeux, le fait que sa mère soit morte ne changeait rien. À ses yeux, elle l’était depuis longtemps, depuis qu’elle avait quitté Bishopville la première fois pour sûr, mais bien avant également. Depuis qu’elle avait préféré Sally, en fin de compte… Depuis qu’elle s’était sentie comme une pestiférée aux yeux de sa propre mère. Mais en ce qui concernait Carl, c’était différent. Elle l’avait cru mort, alors que pas du tout. Et la jeune femme l’avait retrouvé peu de temps auparavant. Si ça avait été difficile au début, si elle lui en avait également voulu parce que tout aurait pu être différent s’il avait été là, s’il était revenu plus tôt, en fin de compte, la brunette avait voulu lui donner une seconde chance. Elle avait voulu croire en ses paroles, croire qu’il l’aimait, qu’il voulait rattraper le temps perdu. Et tout était parti en fumée. C’était foutu. On lui avait donné un espoir de se sentir aimée, d’avoir de l’importance aux yeux de quelqu’un et voilà que cet espoir s’était tout bonnement volatilisé, lui laissant simplement ce goût amer dans la bouche, ce goût d’inachevé, de « et si… ». Ca l’avait brisé un peu plus, comme si elle n’en avait pas suffisamment bavé jusqu’ici, et que son cauchemar ne continuait pas chaque nuit. Comme si ce n’était pas assez horrible, il fallait enfoncer le couteau dans la plaie. Et Sally et sa fille étaient parties. Ca l’affectait aussi, alors que ça n’avait pas de sens à ses yeux, parce qu’elle était revenue en ville pour lui mener la vie dure. Et elle y parvenait puisqu’elle avait couché avec l’ex de sa sœur… Nala avait d’ailleurs d’autres projets en tête, histoire de la faire descendre de son piédestal. Parce qu’ici, tout le monde aimait Sally, la douce et gentille Sally. L’ange. Tandis qu’elle était le démon. Pourtant, le départ de sa sœur pour l’Europe, elle ne savait trop où l’avait perturbée. Elle était seule, dans cette ville qu’elle n’aimait plus, et où personne ne l’aimait. Pourquoi restait-elle ? Si seulement elle savait… Autant en partant pour New-York, des années plus tôt, elle s’était aussi retrouvée seule, autant là, ce n’était pas la même chose. Avant, elle l’avait choisi, et elle pouvait toujours retourner en arrière. Là, non. Sa sœur était partie parce qu’elle n’en pouvait plus des conneries de Nala, parce qu’elle ne voulait plus avoir affaire à elle. Et ses parents n’étaient plus. Sa famille avait volé en éclat.

Et pour couronner le tout, Jehan, son unique point de repère bien qu’elle ne se l’avouait pas, venait de lui annoncer qu’il allait lui aussi partir. Pour l’Europe. Un gros shooting, une grosse opportunité pour lui. Elle était ravie pour sa carrière, vraiment. Ce n’était pas de la jalousie qu’elle ressentait, c’était juste… Un sentiment d’abandon, de miroir qui se brise encore un peu plus en un millier d’éclats de verre. Alors, elle serrait son verre entre ses mains, fort, tellement fort. Pour ne pas craquer maintenant, devant lui. Pour se contrôler, pour ne rien laisser paraître. Et le verre éclata dans ses mains, mais elle s’en rendit à peine compte et continuait de serrer, perdue dans ses pensées, se sentant perdue, et mal. Elle imaginait Jehan en Europe, et ne le voyait pas revenir. L’Europe était une voleuse. Et lorsque le mannequin lui fit remarquer ce qu’elle avait fait, il prit soin d’elle. Mais la jeune femme vit bien qu’il se sentait mal, et comprit que la vue du sang lui était compliquée. Elle se sentit mal, voulu nettoyer, mais avec ses mains, c’était impossible. Ne restait qu’une seule et unique solution que Jehan lui exposa. Aller à l’hôpital pour qu’elle se fasse soigner. Nala n’avait même pas la force de le contredire, de refuser. Mais s’il l’emmenait, elle pouvait bien faire un petit quelque chose pour lui et lui cacher ses plaies dans la serviette qu’il lui avait donné plus tôt. Histoire qu’il ne fasse pas de malaise au volant, ni rien. Finalement, il l’emmena donc tandis que le cerveau de la brunette surchauffait durant le trajet. Encore un départ… Il n’avait beau partir que pour deux semaines, elle s’imaginait déjà le pire. Après tout, elle n’avait plus le choix, elle ne supporterait pas de revivre cet espoir qui finit en grosse déception, comme c’était le cas quant à sa relation avec Carl. Une fois arrivés à l’hôpital, elle remplit le formulaire en rectifiant calmement quand on la prit pour sa sœur. Une telle réaction était un peu étrange, mais elle ne s’était pas encore remise du choc qu’avait causé l’annonce du départ de Jehan. Celui-ci attendait d’ailleurs dans la salle d’attente tandis que Nala, trop curieuse avait ôté la serviette d’une de ses mains et l’observait un peu, lorsqu’elle entendit son nom. « Nala Freshman ? » Aussitôt, la brunette regarda la doctoresse à qui appartenait cette voix qui l’horripilait déjà. C’était quoi cette sympathie qui émanait d’elle comme si elle était Mère Theresa ? «  C’est moi. » Ça allait l’énervait si elle continuait comme ça. « Veuillez me suivre s'il vous plaît. Je vais m'occuper de vous. Je suis Kaylee Summer. » La brunette finit par se lever tandis que le sourire que le médecin lui offrait lui donnait envie de vomir. Vraiment, c’était la dernière chose dont elle avait besoin aujourd’hui. Kaylee Summer. C’était quoi ce nom à la noix ? Non, vraiment… Et puis, sa tête souriante, son côté sympathique. Eurk. En essayant de garder ses pensées pour elle et de faire preuve d’un tantinet de self control, la brunette suivit son médecin sans mot dire jusque dans la salle avant de s’asseoir sur le lit quand la jeune femme le lui désigna. « Alors, je peux savoir comment vous vous êtes fait ça ? » Elle était sérieuse là ? Agacée par cette question stupide, elle se mordit la lèvre essayant de garder ses vacheries pour elle, parce qu’elle avait vraiment mal, et besoin de ses points de sutures et qu’on lui ôte les foutus bouts de verres qui étaient encore présents. Mais garder ce qu’elle pensait pour elle, c’était bien trop lui demander… Surtout dans cet état. Et puis, ça ne lui ressemblait de toute façon pas du tout. Pourquoi prendre des pincettes pour être soignée alors qu’elle le serait quoi qu’il arrive ? « J’ai essayé de me mettre au jonglage… Comme vous le voyez, c’est pas gagné. » dit-elle avec un sourire arrogant signalant bien qu’elle la prenait pour une andouille. « Ah non, pardon, j’ai voulu jouer au baseball avec une bouteille en verre. Mais là encore, ça a foiré. » Non mais franchement, question con, réponse con, non ? « Franchement, qu’est-ce qui a bien pu m’arriver à part m’éclater du verre dans les mains ? Vous avez fait combien d’années d’études pour être médecin, déjà ? » Bah quoi ? C’était à se demander… « Non parce que niveau déduction et jugeote, vous semblez avoir tout perdu… Et si vous êtes médecin, dans ce cas-là, moi je suis neurochirurgienne ! » Finalement, la brunette décida à ce moment d’ôter la serviette qui bandait encore son autre main. « Vous pouvez pas vous activer un peu, c’est que ça fait vachement mal ces conneries… » Ce n’était pas la douleur la plus intense qu’elle ressentait, mais si elle pouvait s’en passer, elle le ferait volontiers. « Ah, et arrêtez de sourire comme une idiote, vous me donnez envie de gerber, sérieusement. Vous puez la bienveillance et la sympathie. Tout ce que j’déteste. » Chez une inconnue en tout cas, parce qu’à bien y réfléchir, Jehan s’était montré bienveillant et sympathique, et là, ça ne lui avait posé aucun problème, au contraire, elle avait été… touchée par ce qu’il avait fait pour elle.

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Kaylee Summer

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 20:47

Le médecin était loin d'imaginer que sa première patiente serait une fille complètement folle et très méchante avec elle. Kaylee, étant de nature plutôt posée et souriante, elle aimait transférer ce genre de chose aux patients qui l'entouraient. Mais là, ça n'allait pas être possible. Rien qu'en allant la chercher, la brune comprit que ça n'allait pas être une patiente comme les autres. Rien qu'à son allure mais aussi à son regard qui jetait plutôt des flammes qu'autre chose. Bien, garder son calme et sa sérénité voilà ce que devait faire les médecins en ayant des patients comme ceux-là. Cependant, Kaylee décida de rester elle-même, à savoir, garder le sourire et essayer de décompresser sa patiente qui avait l'air stressée et surtout très énervée. Ca se voyait rien qu'à la contraction de ses doigts au niveau de sa main, puis aussi de ses veines qui ressortaient légèrement de ses bras. Bref, cette fille n'était pas en mode très… sympathique, ça se sentait. La jeune femme réussissait à percevoir ce genre de personne. Enfin, maintenant qu'elle se retrouvait dans sa pièce, il valait mieux que celle-ci fasse vite et surtout que Kaylee ne lui fasse pas mal, au risque de recevoir un coup de poing. Non, elle se faisait des films, ça allait très bien se passer. Elle ne risquait rien. Vraiment rien. Entrant dans son cabinet après la jeune femme, la brune ferma la porte et soupira avant de se tourner vers elle et de lui demander comment elle avait pu se faire cette méchante blessure. Question que tout médecin aurait posé de toute façon. Mais au vu de sa question, et au visage de la jeune Freshman, Kaylee comprit qu'elle venait de la prendre pour une débile. Comment se sentir mal en l'espace de deux secondes. C'était fait. Le médecin se retint de ne pas rougir et replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille pour faire quelque chose et trouver quoi répondre face à toutes ces attaques. Vraiment, si Kaylee n'avait pas eu l'expérience, au cours de ses stages, des personnes désagréables comme elle avait devant elle, elle serait sûrement partie en courant pour demander à ce qu'on la remplace et qu'on s'occupe d'elle à sa place. Mais non, elle allait être forte et supporter tous ces petits caprices et toutes ses petites pics pour la peine. « Je vous prie de m'excuser de ne pas avoir trouvé la réponse évidente, mais sachez que si ce n'est pas moi qui avait posé la question, ça aurait pu être un autre médecin. » Non sérieusement, pourquoi est-ce qu'elle s'excusait ? C'était la patiente qui était en cause, pas Kaylee. Mais elle était comme ça, à s'excuser pour un rien, à toujours vouloir le bien et surtout à ce que tout le monde puisse s'entendre. Même si ce n'était pas possible. Et d'ailleurs, ça n'allait sûrement pas être possible avec celle qui se trouvait devant elle vu son regard. Sérieusement, Kaylee était déjà morte quarante six fois rien qu'en croisant son regard. C'est pour dire ! Ses yeux étaient des mitraillettes qui ne laissaient pas le temps de réagir, vous tuant sur place.
Cependant, le fait qu'on lui demande comment est-ce qu'elle avait pu en déduire une chose pareille et s'attaquant sur le nombre d'année qu'elle avait fait et surtout… le foutage de gueule qu'elle n'arrivait plus à supporter. Sortant ses affaires, elle les déposa dans le petit plateau prévu à cet effet et ne prit même pas la peine de regarder cette Nala dans les yeux pour lui répondre. « Je pense que le nombre d'année que j'ai bien pu faire ne vous regarde pas. En tout cas, j'ai dû faire le double de ce que vous avez pu faire. Car à ce que j'ai lu, vous êtes mannequin et à part avoir un corps de rêve, je ne pense pas que vous ayez besoin d'intelligence. » Elle releva la tête et lui offrit un magnifique -hypocrite- sourire avant de prendre une pince à épiler et de caler la main de la patiente sur la petite table, la retenant pour éviter qu'elle ne bouge. S'apprêtant à enlever les premiers morceaux et entendant encore une critique sur son comportement, Kaylee reposa l'instrument et la relâcha en la regardant dans les yeux. « Ecoutez, je m'en fiche que vous me critiquiez, que vous critiquiez mon niveau d'étude ou encore ma jugeote, mais si vous continuez ainsi je n'avancerai pas et je laisserai ces morceaux de verres aussi longtemps que vous vous plaindrez et que vous essayerez de me rabaisser. C'est bien clair ? » Oh bien entendu, Kaylee savait pertinemment que face à cette fille, elle ne faisait pas le poids. Puis, elle rajouta en reprenant son instrument et enlevant un premier bout de verre, sans délicatesse. « Et il faut bien des personnes sympathique et bienveillante car s'il n'y avait que des personnes comme vous, le monde serait sans joie et vie. Donc, je souris si je veux. » Dit-elle en enlevant un autre bout de verre tout en prenant soin de ne pas lui faire de mal pour l'instant. Car c'est sûr que si la brune recommençait avec ses attaques, il n'était pas question qu'elle continue à faire dans la douceur. Inspectant sa main avec une petite lampe, la jeune femme remarqua des petits morceaux incrustés. Relevant la tête pour croiser un quart de seconde celui de la jeune femme, elle annonça d'une voix plutôt calme. Comme d'habitude. Comme si enlever des bouts de verre l'avait apaisé et qu'elle ne repensait plus aux propos qu'avaient eu la brune. « Ca va sûrement faire mal, il y a des micro-bout incrustés. Si ça vous fait mal, dites-le. Bien que je ne doute en rien le fait que vous m'en touchez un mot. » Elle reposa son regard sur la main de sa patiente et entreprit de retirer un morceau de verre moins enfoncé que le reste. Voilà, celui-ci, c'était bon. Kaylee risqua un regard auprès de la jeune femme et souffla en voyant que celle-ci n'était pas en train de la tuer sur place. « Vous avez vraiment dû vous énerver sur ce verre mine de rien. A croire que vous avez serrez votre main après que le verre ait éclaté. » Le médecin haussa les épaules tout en terminant sa phrase et poursuivit son travail sans dire un mot de plus pour l'instant. Puis ça lui évitait de faire une boulette et de lui esquinter encore plus la main. Et de son côté, ça lui évitait d'avoir des remarques désagréables de sa part.

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Nala Freshman

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 20:47

Sa petite pique avait légèrement décontenancé la doc, qui semblait mal à l’aise. Et oui, ce n’était pas tous les jours qu’on rencontrait des brunettes aussi piquantes que Nala. Mais tout le monde n’était pas toujours agréable ni heureux. Et des malheurs, la brunette en connaissant un paquet, d’où son humeur encore plus exécrable que d’ordinaire. En même temps, ça commençait à bien s’accumuler là, et ça l’énervait au plus haut point, parce qu’elle ne savait pas comment changer la donne. Elle qui avait cru que Sally était la source de ses malheurs, elle commençait à douter. Enfin, peu importe. « Je vous prie de m'excuser de ne pas avoir trouvé la réponse évidente, mais sachez que si ce n'est pas moi qui avait posé la question, ça aurait pu être un autre médecin. » Nala ne put s’empêcher d’éclater de rire à cette remarque. Parce qu’elle croyait que c’était contre elle ? Et elle uniquement ? « Elle me semblait évidente, cette réponse, et ça aurait été pareil avec un autre médecin, juste à titre informatif. » réussit-elle à placer avant de rire à nouveau. Non, parce que quand même, c’était marrant qu’une doc se sente la cible particulière de sa mauvaise humeur. Si encore, elle la connaissait, oui, ça aurait pu être le cas. Mais là, non. « Ceci dit, elle était bien bonne votre vanne, je vous l’accorde. Vous n’êtes pas le centre du monde non plus. » Non, puisque c’était elle. En tout cas, la brunette avait toujours tout fait pour. Et un bon psychologue aurait rapidement trouvé la solution. C’était tout simplement parce qu’elle ne s’était pas sentie aimée durant son enfance, et avait grandie sans, et avait tout fait pour être le centre de l’attention. Sa célébrité grandissante dans le domaine de la mode n’était pas anodine non plus. Elle cherchait la reconnaissance, voilà tout. Et elle l’obtenait. Qu’on la reconnaisse comme reine des garces ou comme pétasse de première, ça ne lui posait pas le moindre souci. De toute façon, elle cette image depuis bien longtemps déjà. Enfin bref. « Je pense que le nombre d'année que j'ai bien pu faire ne vous regarde pas. En tout cas, j'ai dû faire le double de ce que vous avez pu faire. Car à ce que j'ai lu, vous êtes mannequin et à part avoir un corps de rêve, je ne pense pas que vous ayez besoin d'intelligence. » Ah, tiens, l’image de potiche, ça faisait longtemps qu’on ne le lui avait pas dit en face. Si la doc ne la regardait pas dans les yeux, ce n’était pas le cas de Nala qui la fusillait. « Ca, c’est ce que vous croyez. Vous avez l’image du mannequinat de ce que vous voyez à travers les magazines. » Un sourire se dessina sur le visage de la brunette. « Si vous deviez poser, vous ne tiendrez pas bien longtemps, croyez-moi. Et si on testait la chose ? Regardez-moi comme si vous étiez face à un homme que vous désirez. » Sa propre réplique la fit rire. « Oubliez ça, vous seriez ridicule. » Et voilà que d’autres images défilèrent dans son esprit, et qu’elle imagina la doc en séance photo. Ridicule, vraiment. Nala partit même dans un petit fou-rire. Non, vraiment, avec son air de sainte-nitouche, c’était la meilleure vanne de sa journée ça.

La doc allait enfin commencer à s’occuper d’elle, mais elle s’interrompit pour lui répondre. « Ecoutez, je m'en fiche que vous me critiquiez, que vous critiquiez mon niveau d'étude ou encore ma jugeote, mais si vous continuez ainsi je n'avancerai pas et je laisserai ces morceaux de verres aussi longtemps que vous vous plaindrez et que vous essayerez de me rabaisser. C'est bien clair ? » Hum… Au fond, ça ne la dérangerait même pas. Elle n’avait pas eu très envie d’aller à l’hôpital à la base… Elle pourrait se démerder avec une pince à épiler et un peu d’alcool pour désinfecter ladite pince. Finalement, elle secoua un peu la tête pour chasser cette idée, parce qu’elle n’avait pas la tête à se concentrer pour enlever le mal qu’elle s’était faite elle-même, sans s’en rendre vraiment compte. Aussi, Nala se contenta de hausser les épaules en la regardant fixement. « Allez-y, faites. Et moi j’irais porter plainte à vos supérieurs pour avoir laissé ces morceaux de verres à leur place, risquant une infection, ou qu’ils s’enfoncent encore plus parce que j’aurais été si énervée que j’aurais serré les points. » Bon, ok, elle continuait à se comporter comme une vraie connasse, mais la pauvre doc l’aidait à reprendre un peu pied, à oublier ce qui venait de se passer aujourd’hui, et ces derniers jours. Elle la distrayait, tout simplement. Ce ne fut qu’à ce moment que la doc commença alors à soigner sa main. « Et il faut bien des personnes sympathique et bienveillante car s'il n'y avait que des personnes comme vous, le monde serait sans joie et vie. Donc, je souris si je veux. » Hum, elle marquait un point. Malheureusement pour elle, ça marchait dans les deux sens, et Nala, pleine de répartie, ne tarda pas à le lui faire savoir. « Manque de bol pour vous, il faut aussi des gens comme moi pour éviter de vivre dans un monde de bisounours où les licornes font popo rose. » Haha, la bonne blague. « Sans les gens comme moi, les gens comme vous s’ennuieraient. » Et ça, c’était un fait. Plus monotone comme vie, il n’y avait pas. Cette fois, Nala regardait sa main, en rapprochant un peu la tête pour vérifier ce que la doc faisait. Pas qu’elle manquait de confiance, juste qu’elle avait envie de l’emmerder encore un peu plus.

Et quand le Docteur Summer se pencha pour examiner avec une lampe ses blessures, elle l’imita de suite. Bon, par contre, elle failli se faire percuter quand la doc se redressa, concentrée dans l’observation des dégâts que les bouts de verres avaient fait à sa main. « Ca va sûrement faire mal, il y a des micro-bout incrustés. Si ça vous fait mal, dites-le. Bien que je ne doute en rien le fait que vous m'en touchez un mot. » La brunette ne put s’empêcher de grimacer lorsque la doc parla de douleur. Ça, ça ne l’enchantait pas outre mesure. Mais elle afficha un magnifique sourire arrogant avant de lui répondre. « Oh, vous pouvez compter sur moi. Je déteste souffrir. Alors dites-moi… Quelle est la meilleure solution ? Je crie ? J’ôte ma main ? Je vous pince le bras pour la peine ? » Si c’était à elle de choisir, elle lui pincerait bien le bras. Fort. À chaque fois qu’elle lui ferait mal. Mais bon, Nala était Nala… Et ce n’était pas étonnant qu’elle préfère cette option. Avec la doc, ou n’importe qui d’autre. Et le premier morceau fut enlevé, tandis que la jeune femme grimaçait. « Ca, c’était supportable. Et j’espère bien pour vous que vous allez rester à ce niveau. » Ça valait mieux pour elle, en fait. « Vous avez vraiment dû vous énerver sur ce verre mine de rien. A croire que vous avez serrez votre main après que le verre ait éclaté. » Normal, c’était ce qui s’était passé. Et elle leva les yeux au ciel suite au peu de jugeote de la doc. « Comment vous croyez qu’on brise un verre ? Le verre ne s’est pas brisé en tombant par terre, si cela avait été le cas, j’aurais pris mes précautions pour les ramasser. » Elle était peut-être mannequin, mais pas idiote. « Et au cas où vous ne l’aurez pas remarqué, chère Docteur Summer, je suis particulièrement de mauvaise humeur. Donc, j’ai serré ce verre pour reprendre contenance, et cric ! Il m’a pété entre les mains. Vous êtes contente ? » Bon, elle était un peu agressive, et elle se rendit compte qu’elle n’était pas à l’abri que la doc parle de psy. Aussi, en soupirant, elle répliqua directement. « Et je vais bien. Je n’ai pas cherché à me faire mal volontairement, je ne suis pas folle, ni suicidaire, ni quoi que ce soit du genre, au cas où vous auriez pensé à un entretien avec un psy. » Manquerait plus que ça, franchement… Autant éviter la crise. Une nouvelle grimace s’afficha sur son visage lorsque la doc retira un nouveau bout de verre de sa main, et cette fois-ci, Nala sursauta et retira sa main sous le coup de la douleur. « Putain, ça fait mal ça ! » Oui, enfin bon, si elle ne replaçait pas sa main là où elle était censée se trouver, elle aurait tout de même mal… « Merde alors, ça va faire mal comme ça tout le temps ? » dit-elle en soupirant et replaçant sa main pour que le Docteur Summer puisse continuer, mais à contrecœur bien évidemment.

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Kaylee Summer

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 20:49

Décidément, cette fille commençait à lui sortir par les yeux à toujours répliquer après elle. A toujours vouloir avoir le dernier mot, juste pour la décontenancer. Comme si elle n'avait pas autre chose à faire, comme par exemple devoir enlever les morceaux de verres qui se retrouvaient coincés dans sa main de mannequin. Préférant ne pas répondre, Kaylee se contenta de soupirer légèrement, tout en essayant de rester calme. Après tout, elle avait eu son diplôme parce qu'elle avait un taux de patience extrêmement fort comparé à d'autres médecins, mais aussi parce qu'elle savait ce qu'elle faisait. Bref, Kaylee n'était plus tellement sûre de son coup pour le moment vu les propos de la jeune brune en face d'elle. La jeune femme la regarda en arquant un sourcil lorsqu'elle lui annonça qu'elle n'était pas le centre du monde. Oh oui, ça elle le savait et ce n'était pas sa préoccupation de toute façon. « Ce n'est pas non plus mon intention, d'être le centre du monde. Peut-être est-ce le votre cependant ? » A continuer de la sorte, Kaylee n'était pas prête de pouvoir s'en débarrasser vu comment elle était plutôt tenace. Puis, elle ne ferait jamais le poids face à cette fille pleine d'arrogance. Vraiment, ça allait être dur de se concentrer à ne pas lui faire mal en enlevant ces foutus morceaux de verres si la brune se mettait à lui faire des remarques comme les dernières qu'elle venait de recevoir en pleine poire. Du coup, Kaylee était en train de se demander si elle n'était pas passer sous une échelle avant de venir ou bien si elle avait vu un chat noir sans s'en apercevoir vu la malchance qu'elle avait de se coltiner une jeune mannequin ingrate et insatisfaite. Alors que le médecin s'apprêtait à commencer par nettoyer la plaie, elle fut arrêtée par les phrases et les pics de mademoiselle Freshman. Aucun doute que ce qu'elle venait de lui balancer la rendait mal à l'aise, que le rouge lui était monté aux joues et qu'elle ne savait plus quoi dire et ni où se mettre. Déjà qu'elle avait du mal à s'accepter d'être celle qu'on ne voit jamais et qu'on utilise sans s'en rendre compte, là c'était le pompon. Grinçant légèrement des dents et tenant sa pince à épiler fermement entre ses doigts, la jeune Summer ne prit même pas la peine de la regarder pour lui répondre assez froidement. « Peut-être que je serais ridicule, mais vous, à force, vous ne le devenez pas ? Vu que ça devient un peu comme un rôle à jouer, est-ce que vous pensez que les hommes qui vous regardent vous désirent vraiment ? » Elle releva la tête et daigna la regarder dans les yeux pour quelques secondes histoire d'appuyer encore plus ses paroles. Peut être que ce n'était rien mais pour Kaylee c'était beaucoup. Elle n'avait pas l'habitude qu'on lui fasse ce genre de réflexion et qu'on la mette plus bas que terre comme venait de le faire cette brune. Puis assez fièrement d'ailleurs. Ce qui énervait encore plus la jeune femme.
Décidant de ne pas se laisser marcher sur les pieds, Kaylee essaya de répliquer une fois de plus, la menaçant de la laisser comme ça et ne pas la soigner. Ce qu'elle ne ferait pas bien entendu, elle ne pourrait jamais faire ça, même si le ou la patient(e) en question, qui se trouvait devant elle, était une personne horrible. Mais le mannequin réussit à la contrer une fois de plus, ce qui eut le don de la faire rager et soupirer une énième fois. Le temps ne passait pas, elle n'avait toujours pas touché sa main et n'avait même pas encore nettoyé la plaie. Ca allait vraiment être long, et au fond, ça n'arrangeait pas tellement le médecin qui voulait que cette consultation finisse au plus vite pour ne plus entendre parler de cette Nala Freshman. « Faites donc. » Elle était tellement décontenancée et abasourdie par le manque de jugeote et de maturité de cette femme que Kaylee décida de laisser tomber la partie de faire des remarques. Mais c'était sans compter contre la répartie de la brune qui la fit tressaillir et surtout bouillir de rage que la médecin finit par lui désinfecter la plaie sans prendre le temps de la prévenir, histoire qu'elle la boucle un peu et surtout qu'elle souffre juste un petit peu. De l'alcool à 90, ce n'était pas grand-chose après tout. Relevant la tête, elle lui sourit exprès et lui posa une question sur le même ton désinvolte que cette fille avait eu envers elle. « Excusez-moi, mais je n'ai pas entendu ce que vous disiez. Vous pouvez répéter ? » Oh oui, c'était agaçant. Parler comme ça, ça l'agaçait elle-même. Du coup, le médecin se demandait comment une fille comme ça pouvait se supporter elle-même tous les jours. C'était juste horrible. Même pour les personnes qui l'entouraient, comment pouvaient-elles faire ? Enfin après tout ça ne la regardait pas, des personnes comme cette brune, ça courait un peu partout les rues, elle devait sûrement avoir des amis comme elle pour pouvoir se supporter. Enfin bref, ce n'était pas son soucis.
Kaylee décida de se concentrer sur sa main cette fois-ci. C'était bien beau de débattre ou de s'envoyer la balle pour savoir qui aurait le dernier mot, mais des patients attendaient et puis elle voulait se débarrasser au plus vite de cette fille qui la rendait dingue. La jeune femme s'attarda sur sa main avec une lampe, observant attentivement pour savoir si le mannequin allait avoir mal ou non. Et vu comment était l'état de sa jolie mimine, elle risquait bien d'avoir un peu mal. Juste un peu. Sauf si elle était douillette. Là, ça ferait plus mal. La prévenant, elle saisit la pince et sa petite lampe et s'apprêta à enlever un morceau quand la brune fit encore des siennes. Relevant la tête, Kaylee la regarda en soupirant et faisant remarquer son impatience à la jeune femme. « Ecoutez, plus vite on aura fini et plus vite vous pourrez partir et faire les mannequins. Alors arrêtez de poser des questions idiotes et taisez-vous histoire que je puisse me concentrer. Et si vous me pincez, je porterai plainte pour coup et blessure. » Tout en se penchant à nouveau, la jeune Summer entreprit d'écarter des particules de peau de la blessure et se concentra pour ne pas faire plus mal à la brune. Elle n'était pas si sadique que ça après tout, Kaylee avait un coeur, elle, ce qui ne semblait pas être le cas de cette Nala. Enlevant un premier bout sans lui faire trop mal, la jeune femme lui précisa qu'il valait mieux rester sur ce niveau de douleur. Cependant, elle ne pouvait pas lui promettre, ça allait dépendre des morceaux de verres. Pas d'elle. Tout en s'attaquant à un autre morceau, elle lui fit une remarque, qui à la base était plus pour elle que pour sa patiente mais celle-ci prit le soin de repartir dans les aiguës pour lui faire comprendre qu'elle n'était qu'une demeurée qui ne comprenait rien à la vie. Oui, il était grand temps que cette séance et ce soin se terminent afin que le médecin puisse souffler un peu. « Je m'en fiche si vous êtes folle ou suicidaire, je voulais juste savoir comment ces bouts de verres étaient arrivés là, et pourquoi ils sont si enfoncés dans votre main. » Elle finit par en enlever un autre, cependant, celui-ci fit bien plus mal qu'un autre, ce qui fit sursauter et lâcher un juron de la part du mannequin et un sourire au médecin. Après-tout, elle l'avait prévenue. Haussant les épaules, elle regarda sa main et ensuite sa patiente. « Je ne sais pas, ça dépend de votre seuil de douleur. » Kaylee finit par continuer son petit travail tranquillement, tout en essayant de ne pas lui faire mal et allant assez doucement en prélevant les petits bouts de verres. Finalement, le travail finit par se terminer et le médecin reposa sa pince et sa petite lampe sur le côté. « Voilà, c'est terminé. Cependant, je pense qu'il va falloir des points. Vous voulez attendre un peu histoire de reposer votre main ou vous voulez faire ça directement ? Je vous laisse choisir. » Bien trop gentille madame Summer. Bien trop aimable. Elle n'aurait jamais dû lui proposer et faire ça directement histoire de s'en débarrasser plus vite, mais bon Kaylee était Kaylee et elle ne pouvait pas s'empêcher d'être gentille même quand on la pourrissait et la dénigrait comme l'avait gentiment fait cette fille. « Vous voulez un verre d'eau peut être ? » Oui, non, là, elle devenait vraiment trop gentille. Nala Freshman ne méritait pas toute la gentillesse que pouvait avoir la jeune femme et surtout pas sa bienveillance. Non, c'était trop. Elle ne lui proposerait plus rien voilà, elle attendrait juste ses réponses et comme ça, elle passerait plus vite à autre chose.

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La souffrance peut occuper une telle place qu’on en oublie le bonheur. Parce qu’on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d’autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu’on n’a pas l’habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu’on est heureux.© belzébuth
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Nala Freshman

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 20:50

« Ce n'est pas non plus mon intention, d'être le centre du monde. Peut-être est-ce le votre cependant ? » Honnêtement ? Oui. Parce qu’elle en avait assez bavé dans son passé, qu’on l’avait suffisamment relégué au second plan, qu’on ne lui avait pas accordé certaines choses alors que sa sœur, jumelle qui plus est, avait eu tout ceci, elle. C’était sa revanche sur son passé. Elle n’était pas vraiment aimée, juste appréciée en tant que mannequin, pour son physique, ou crainte quand on l’avait déjà vu sortir les griffes, mais ça lui suffisait. Après tout, elle ne pouvait pas demander le beurre et l’argent du beurre. En plus, elle s’était faite une raison concernant « l’amour » quel qu’il soit depuis bien longtemps. Du coup, être le centre du monde, aussi factice que l’intérêt était, lui convenait parfaitement. « Oh, je ne cherche pas à l’être, c’est naturel. Les gens se retournent sur mon passage sans que j’y sois pour quelque chose. Je suis simplement un aimant qui les attire, contrairement à vous. » La brunette se mit alors à réfléchir un peu. « Laissez-moi deviner, vous êtes celle qui reste dans l’ombre. Celle qui prend sur elle sans rien dire, sans s’affirmer. Celle qu’on écrase. Une utopiste qui croit à la paix dans le monde, peace & love et compagnie, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et tout le monde il s’aime. » C’était en tout cas ce qu’elle lui inspirait. « Heureusement qu’être le centre du monde n’était pas votre intention, parce que, croyez-moi, vous n’y arriveriez pas. » Ca, c’était fait. Bon, en même temps pour en arriver là il fallait du cran, et se moquer qu’on soit aimée ou détestée, ce qui ne semblait pas être le cas de la doc. Rien qu’à voir son visage, elle transmettait gentillesse et sympathie. Ce qui était une fragilité incroyable. Ne jamais montrer ses faiblesses. Oui, la doctoresse avait tout faux. Enfin bon, ça la regardait après tout. Et Nala comptait bien lui offrir la preuve que sans un peu de caractère on arrivait à rien. Oui, elle allait l’enfoncer et se la jouer garce, comme à son habitude. En plus, il fallait compenser l’étrangeté de sa relation avec Jehan. Sans oublier que chaque être humain à sa part de noirceur en lui. Libre à lui d’en faire ce qu’il veut. Dans le cas de la doc, elle avait simplement choisie de l’ignorer. Mais tôt ou tard, ça ressortirait, face à une situation particulière, ou suite à un événement marquant. Les gens étaient capables du meilleur, comme du pire. Et ça, la jeune femme ne l’avait jamais oublié, d’où cette évidence de développer ce côté de sa personnalité pour ne plus se faire bouffer, mais bouffer. Être le chasseur plutôt que le chassé. Le fort plutôt que le faible. Nala avait suffisamment donné durant son enfance jusqu’à son adolescence, et avait tout simplement retourné la vapeur. Enfin bref.

« Peut-être que je serais ridicule, mais vous, à force, vous ne le devenez pas ? Vu que ça devient un peu comme un rôle à jouer, est-ce que vous pensez que les hommes qui vous regardent vous désirent vraiment ? » A cette réplique, Nala éclata tout simplement de rire. Alors ça, c’était la plus grosse blague qu’elle n’ait jamais entendue. « Vous n’avez pas la moindre idée du nombre d’hommes qui me désirent. » A voir le nombre de ses conquêtes, il n’y avait pas photo. « Vous savez quoi ? On va tenter une expérience après. Quand vous irez chercher un nouveau patient en salle d’attente et que je rejoindre mon… » Oups. Comment qualifier Jehan… Le cerveau de la brunette avait commencé à réfléchir à la question avant qu’elle ne secoue la tête pour laisser tomber cette idée, connaissait d’ores et déjà l’issue de cette réflexion : une prise de tête. « Partenaire. Professionnellement parlant, évidemment. Vous verrez donc à ce moment combien d’hommes présents me regarderont de haut en bas. Et je vous laisserais imaginer vers quoi leurs pensées se tourneront. » Le sexe, évidemment. Et en parlant d’image mentale, Nala imaginait déjà bien la scène, et avait hâte de voir la tête choquée de la doctoresse face au constat qu’elle avait bien eu raison, que tous ces hommes la désiraient. La doc tomberait de haut, pour sûr. Enfin bref. La conversation se poursuivit tandis que la consultation en était toujours au même stade. « Faites donc. » Pas bon de l’encourager comme ça. La doc n’avait-elle pas encore compris que n’allait ne reculait devant rien, et qu’au contraire, elle saisissait toujours ses chances de prouver sa force et sa supériorité ? Elle débarquait vraiment du monde des Poneys Magiques ou quoi ? C’était à se demander… C’est alors que la doctoresse nettoya sa plaie, tout en douleur. Elle l’avait peut-être mérité, et au moins, la doc lui prouvait qu’elle avait quand même un peu de caractère, caché quelque part derrière une tonne de sourire et de gentillesse à vous donner la nausée. « Excusez-moi, mais je n'ai pas entendu ce que vous disiez. Vous pouvez répéter ? » Voilà qui était bien plus intéressant. Sauf qu’en attendant, la brunette avait bien souffert, et se concentrait pour se mordre l’intérieur de la lèvre plutôt que d’exploser et de taper un scandale. Quoi qu’elle en aurait été capable, mais elle aimait bien emmerder cette doc. Affichant une grimace et la fusillant du regard, Nala ne répliqua pas. Et puis quoi encore ? Ceci dit, elle devait avouer que la doc venait de bien jouer son coup.

Et ce fut à cet instant que Kaylee se mit au travail. « Ecoutez, plus vite on aura fini et plus vite vous pourrez partir et faire les mannequins. Alors arrêtez de poser des questions idiotes et taisez-vous histoire que je puisse me concentrer. Et si vous me pincez, je porterai plainte pour coup et blessure. » Ah non, il ne partirait pas faire la mannequin comme elle venait de le dire. Ça, c’était Jehan qui allait le faire d’ici peu, pour deux semaines en Europe. Mais c’était un détail bien sûr. Sauf que maintenant, elle y repensait, et ça l’agaçait particulièrement. « Coup et blessure, bien sûr. Et après vous me dites que vous n’avez jamais eu l’intention d’être le centre du monde. » grogna-t-elle en s’efforçant de laisser sa main là où elle était pendant que la doc continuait son travail en s’activait réellement, cette fois-ci. Bon, le premier bout, ça allait. Maintenant, il fallait que le reste se fasse sur cette même lancée. À croire que la doc cherchait volontairement à l’énerver, en lui demandant comment elle avait fait pour briser un verre. Elle était bête ou quoi ? Fallait lui faire un dessin ? Non parce que, ce serait compliqué en l’occurrence, de dessiner avec les mains dans un sale état. « Je m'en fiche si vous êtes folle ou suicidaire, je voulais juste savoir comment ces bouts de verres étaient arrivés là, et pourquoi ils sont si enfoncés dans votre main. » Ah, parce qu’elle était pas censé le rapporter s’il y avait des risques de souci d’ordre psychiatrique ? Ceci dit, Nala décida de garder cette remarque pour elle, vu l’alcool à 90 et le sourire innocent et arrogant de tout à l’heure, ça valait mieux. Parce que là, la doc s’occupait de sa main, et elle pouvait lui faire payer une remarque désobligeante à tout moment. « Je vous l’ai déjà dit. Et même après l’incident, j’ai dû bouger les mains. On ne peut pas tout immobiliser comme ça, figurez-vous. » Pour une fois, la brunette avait parlé avec un ton plus soft. Mais toujours de manière à la piquer, sinon ce n’était pas drôle, bien entendu. Finalement, la jeune femme lui demanda si la douleur allait rester à ce niveau, qui lui convenait bien. C’était déjà douloureux de base. « Je ne sais pas, ça dépend de votre seuil de douleur. » Ca l’aidait vachement ça… Elle ne pouvait pas se montrer un tantinet plus utile ? Là encore, Nala ne pipa mot, tout simplement parce qu’elle serrait les dents et essayait de se concentrer sur autre chose. Comme… Des fringues. Ou une bonne soirée arrosée. Oh oui, du Gin !

« Voilà, c'est terminé. Cependant, je pense qu'il va falloir des points. Vous voulez attendre un peu histoire de reposer votre main ou vous voulez faire ça directement ? Je vous laisse choisir. » Combien de temps avait-elle trifouillé dans sa plaie pour en sortir les débris de verre ? Très franchement, elle n’en avait pas la moindre idée, mais elle était ravie que ce fut enfin terminé. Enfin, cette partie, tout du moins. « C’est qui le médecin, vous ou moi ? » répliqua-t-elle illico. Non mais, n’importe quoi. Laisser le choix à ses patients. Si ça ne tenait vraiment qu’à elle, Nala choisirait de se carapater. « Vous avez pas des antidouleurs à me passer, j’ai mal là… » A la main, mais aussi à la tête. Parce qu’à force de passer du temps avec la doc, elle lui tapait sur le système, au point de ne plus supporter sa voix et sa gentillesse à la noix. En soupirant, elle se décida à répondre à sa question. « Si vous me donnez un truc, on le fait de suite. Parce que j’ai pas vraiment envie de vous voir me recoudre la main sous mes yeux, sans antidouleurs. » Ouais, pour la peine, elle pouvait bien planer un peu, non ? « Vous voulez un verre d'eau peut être ? » Raaaah, mais c’était quoi son problème à celle-là ? Pourtant sa bienveillance revenait comme un boomerang ? « Ouais, pour avaler les antidouleurs que vous allez me donner, ça paraît logique. » La brunette leva les yeux au ciel avant de regarder à nouveau sa main, propre de débris de verre, mais toujours moche à regarder. « Dites, va falloir que je les garde combien de temps ces points ? » Bonne question qui lui vint en imaginant sa main une fois la consultation terminée. « Ça va mettre combien de temps à cicatriser et à avoir une belle gueule ? Parce que vous voyez, les points de suture à la Sally dans l’Etrange Noël de Mr Jack, c’est vraiment pas mon délire. » Et ça l’empêcherait de séduire… Enfin, ce serait vraiment, mais vraiment moins glamour. Une autre question lui vint alors, et la brunette bougea un peu sa main, tentant de la refermer sans grimacer –mais ce fut impossible, évidemment. « Encore une chose. Est-ce que ça va m’empêcher de faire certaines choses ? Je suis ambidextre donc c’est pas dramatique en soit, mais question d’habitude. » Elle haussa un peu les épaules avant de regarder la doc. « Et quand je parle de certaines choses, c’est général, ça englobe tout ce que vous pouvez imaginer. Aussi bien d’un point de vue technique, quotidien, comme se nourrir, que des trucs d’ordre sexuel. »  Comme ça, c’était clair. « En fait, surtout les trucs d’ordre sexuel. Le reste, je m’en tape. » Elle trouverait bien une solution. Peut-être même qu’elle pourrait exploiter un peu son coloc. Du genre, le forcer à faire le ménage. Pas con tout ça.

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Kaylee Summer

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 20:53

Continue à lui parler allait lui donner un mal de tête assez important mais Kaylee ne pouvait pas se défiler devant cette brune aux paroles vicieuses et aussi inutiles qu'elles peuvent être. Le médecin en avait assez d'être mise plus bas que terre par des personnes de son genre et ce n'était pas faute d'essayer d'être sympathique avec eux. Lui offrant un sourire magnifique … faux, elle la regarda avec un air tout aussi froid que son sourire et lui parla de la même façon. « Je suis très heureuse pour vous, mais peut être qu'ils arrêteront de se retourner en vous connaissant de plus en plus ? » Haussant les épaules, elle écouta la suite et faillit lui écorcher encore plus la main. Mais non, Kaylee essayait de rester maître d'elle-même pour ne pas la blesser encore plus alors que ses paroles la touchaient énormément. « Oh non je ne suis pas dans ce monde de bisounours et je n'y crois pas. Car devant moi j'ai bien la plus horrible des choses que j'ai connu. Et même si j'avais pu être un jour, le centre d'intérêt… j'aurais pas voulu l'être. Vu comment on devient, c'est plutôt moche. » Si après ça, elle revenait encore et bah Kaylee abandonnerait et la laisserait s'enfoncer. Si ça pouvait lui faire plaisir et lui remonter son caractère de merde alors tant mieux pour elle. Mais la brune n'en pensait pas moins, si seulement elle avait juste assez de cran pour lui dire ce qu'elle pensait vraiment… Sauf que ça serait sortir du domaine professionnel et déjà que c'était le cas, il ne fallait pas pousser les choses.
Et la suite n'était pas mieux, la jeune femme avait l'impression de s'enfoncer encore plus qu'elle n'était enterrée sous terre en cet instant. Quoi faire ? Quoi dire et surtout comment faire pour que cette garce arrête de la traiter en moins que rien et arrête de l'insulter à chaque parole ? La regardant, elle soupira encore une fois et secoua la tête. Ce genre de discussion, ce n'était plus de son registre. « Hé bien vous, c'est votre métier, que les hommes vous désirent. Moi je les soigne. Chacun son truc. » Et non le médecin n'irait pas plus loin, elle en avait marre qu'à chaque parole, phrase prononcée, cette fille la rabaisse et la contredise. Alors là, oui, peut être qu'elle répliquerait encore mais ça serait sûrement la dernière fois. Ou bien avec un peu de chance, Kaylee se verrait avoir le dernier mot, mais ça, c'était sûrement dans ses rêves les plus fous. Mais le médecin avait bien retenu qu'elle avait buté sur son partenaire, qu'elle ne savait pas le qualifier, alors s'il le fallait, oui, elle utiliserait cette gêne afin de se venger. Comment, elle ne savait pas encore, mais sûrement avant la fin de la consultation. Mais plus elles parlaient et se mettaient en rogne toutes les deux et moins le travail avançait et du coup la jeune femme décida de commencer à examiner la plaie de cette brune. Qui n'était pas très belle il fallait l'avouer, la plaie bien sûr, car elle ne pouvait nier que cette Nala était jolie et qu'elle méritait son métier de mannequin. Mais Kaylee ne l'enviait pas, loin de là, faire les modèles ce n'était vraiment pas son truc.

En l'entendant râler encore une fois, Kaylee faillit lui mettre un coup de pince à épiler en plein milieu de la plaie, ce qui n'aurait pas fait de bien du tout. Mais non, elle se contrôla une fois de plus et se contenta de lui sourire, rien que pour l'énerver. Voilà, comme ça, c'était fait et peut être que maintenant, la brune allait pouvoir faire son travail et essayer d'enlever ces bouts de verres que cette fille avait réussi à emprisonner dans sa peau. Alors, oui, elle s'en foutait que cette nana soit malade mentale ou autre pour s'enfoncer des trucs en verre dans la peau, ce que voulait savoir le médecin c'était juste pourquoi ils étaient si enfoncés que ça, et la réponse lui vint enfin. Sauf que ça ne lui convenait pas tellement, mais elle n'allait pas lui dire sinon ça allait être la fin du monde. « Ok, bien. » Riende plus, ce qui lui convenait à elle et sûrement aussi à cette fille qui devait en avoir marre de l'entendre parler et poser des questions. Dans un sens tout médecin aurait fait pareil mais ça l'amusait de l'agacer et de la rendre folle. Surtout que Kaylee était en possession de sa précieuse main et qu'un faux pas ne pouvait pas forcément pardonner. Un peu de contrôle sur Madame Freshman ne faisait pas de mal du tout. Continuant d'enlever les morceaux un par un, Kaylee prit bien son temps évitant de lui faire mal, car elle ne voulait pas recevoir un coup de poing mais surtout parce qu'elle avait hâte que cette consultation soit terminée afin qu'elle puisse rentrer chez elle et décompresser et ne plus penser à cette journée ! Soufflant et lâchant sa petite pince à épiler, la jeune femme la regarda en souriant et lui proposa un choix par rapport aux sutures à faire, mais là, encore elle avait l'impression de l'emmerder à un point très … fort. Elle attendit tout de même sa réponse et hocha la tête quand elle lui parvint enfin. « Je vais aller vous chercher ça alors. » Et avant de partir, elle lui proposa si elle voulait un verre d'eau et là ce fut l'hécatombe à croire que c'était la dernière chose à demander. Si on ne pouvait plus avoir un brin de gentillesse alors là… où allait le monde ? Surtout celui des mannequins. Secouant la tête, elle l'écouta parler et ne prit pas la peine de répondre à ses questions puis sortit de la salle sans rien dire. Elle lui répondrait après, là, elle avait besoin d'air pour ne pas la frapper et l'assommer avec la tonne de médicament qu'elle pouvait lui refiler. Une overdose, ça arrive vite. Soufflant et traînant légèrement des pieds, Kaylee partit à la recherche de ce qu'il lui fallait et aussi du verre d'eau, des anti-douleurs et des médicaments pour la suite si jamais ça lui faisait mal. En les regardant, elle se demanda si elle allait vraiment les lui donner, après tout vu comment elle avait été abominable avec elle… Mais bon, elle finit par mettre la boite dans le petit sachet, prit le verre d'eau, les deux petites pilules et rejoignit sa salle avec un agréable sourire pour la peine. La brune avait horreur des patients comme ça et il fallait avouer que la rendre chèvre, ça lui plaisait bien. Alors oui, là, tout ces sourires c'était fait exprès, car vraiment tout ce que méritait cette mannequin c'était un fuck et rien d'autre.
Fermant la porte et déposant le petit sachet sur son bureau, elle tendit le verre d'eau et les deux gellules puis se mit à répondre aux questions de Nala. « Vous garderez ces points pendant une semaine, puis vous reviendrez me voir pour savoir ce qu'on fait mais normalement on les enlèvera d'ici-là. » Elle alla chercher son fil et une aiguille puis installa le tout sur la petite tablette et s'installa sur son fauteuil tout en continuant de parler à la brune. « Le temps de cicatrisation ça dépendra de vos activités. Pour sûr que si vous décidez de faire des jeux sexuels avec votre partenaire, professionnellement parlant je suppose, ça ne va pas arranger les choses. Mais si vous décidez de mettre un stop, alors ça prendra peu de temps. Mais ce n'est pas à moi de décider si vous allez sauter sur votre partenaire à la sortie de ma salle de consultation. C'est à vous. Mais si j'étais vous, je prendrais bien mon temps quand même. Ca serait dommage de rompre la suture et de revenir me voir alors que vous avez sûrement autre chose de plus… intéressant à faire avec votre partenaire qui vous attend dehors. J'ai tort ? » Lui offrant encore un sourire, mais cette fois-ci, bien sarcastique, elle s'enquit de passer le fil dans le trou de l'aiguille puis de la planter dans sa peau et de commencer tout en la prévenant en même temps. « Attention, c'est partit. » Oh oui, qu'elle était méchante de la prévenir au dernier moment, mais bon… elle ne devait presque plus rien sentir maintenant que les anti-douleur avaient fait leur boulot. Sauf qu'avec une chochotte pareil, on pouvait s'attendre à tout. Faisant son travail sans rien dire pour l'instant, Kaylee fut plutôt contente d'elle par rapport à l'attaque qu'elle venait de lancer. Oh ce n'était pas grand-chose, elle avait juste utilisé sa faiblesse de tout à l'heure pour lui renvoyer en pleine poire. D'ailleurs, il fallait peut être la prévenir non ? Oui, ça serait dommage de ne pas lui faire part. « Oh… Je ne suis pas la seule à montrer mes faiblesses, vous feriez mieux de ne pas trop parler de votre partenaire et surtout ne pas dire partenaire si vous ne savez pas comment le qualifier. Si c'est plus, si c'est moins. » Continuant de faire les points, elle finit par couper le fil et posa ses petits outils sur le côté et se recula un peu puis observa la main de la brune. Parfait, c'était parfait. « Voilà, vous êtes réparées. » Allant à son bureau, elle commença à faire les papiers et hésita à lui faire un facture digne des emmerdeuses des temps modernes, mais Kaylee lui sortit juste une feuille avec le prix de la consultation, des sutures et aussi du nettoyage de la plaie plus des médicaments prescrit. « Alors voilà, ça vous fera ce total à deux chiffres, s'il vous plaît. Si ce n'est pas trop vous demander. » Décidément cette fille l'avait vraiment mise en pétard pour que Kaylee se permette de parler comme ça à ses patients. Mais bon, comme l'avait dit cette fille, elle n'était pas dans un monde de bisounours.

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Lun 27 Oct - 22:58

« Je suis très heureuse pour vous, mais peut être qu'ils arrêteront de se retourner en vous connaissant de plus en plus ? » Ce sourire, magnifiquement fake, elle allait le lui faire ravaler. Le pire, c’est que la doc devait être fière d’elle … Elle cherchait vraiment les histoires, celle-là… La brunette prit sur elle et se contenta de lui lancer un regard glacial, le genre à vous clouer sur place. Inutile de lui préciser que personne n’apprenait à la connaître un peu plus. Sauf Jehan, mais c’était une autre histoire. L’exception qui confirme la règle. « Pas autant que dans votre cas, ça c’est sûr. Parce qu’au bout d’une minute ils doivent s’ennuyer à en mourir… » A peine cette réplique dite, la jeune femme se mit à imaginer ce que la doc faisait de son temps libre. La moitié des médecins faisaient ce job pour aider les autres, et pensaient d’abord aux inconnus avant de penser à eux. L’autre moitié se prenait pour Dieu, et là encore, ils étaient tellement fiers de leur talent incroyable qu’ils vivaient à l’hôpital. Bien évidemment, Kaylee faisait partie de la première catégorie. Aussi, les images mentales de Nala la concernant après une journée de travail se virent être… à mourir d’ennui. Elle l’imaginait seule, dans un appartement moyennement décoré, mais propre, pour le peu de temps qu’elle y passait. Elle l’imaginait dîner devant la télé. Un truc sur la médecine, ou une romance. Rien de bien folichon, pas d’action, un truc niais, un truc de fille. Et pour terminer la soirée, un peu de lecture sous la couette tandis qu’il était encore tôt. Et ça, bien évidemment, tous les soirs. Une vie totalement ennuyante, en somme. Alors oui, une chose était sûre, les hommes passaient sans doute de meilleurs moments avec Nala qu’avec Kaylee. De son point de vue, en tout cas. Parce que, en toute sincérité, quel homme chercherait à vouloir d’une vie aussi monotone, aussi plate ? Pas ceux avec qui elle avait couché, pour sûr. Enfin bref.

« Oh non je ne suis pas dans ce monde de bisounours et je n'y crois pas. Car devant moi j'ai bien la plus horrible des choses que j'ai connu. Et même si j'avais pu être un jour, le centre d'intérêt… j'aurais pas voulu l'être. Vu comment on devient, c'est plutôt moche. » La première partie se discutait. Chacun sa vision des choses. Et puis, quoi que la doc puisse lui répondre, elle camperait de toute manière sur sa position. À voir le nombre de sourire qu’elle pouvait émettre à la minute et la bienveillance qui émanait d’elle, il n’y avait pas de place pour une discussion. Pour le reste de sa phrase, la jeune femme le prit comme un compliment. Elle était loin d’être la première à le lui dire, et au fil des années, elle avait entretenu cette image. À choisir, elle préférait être celle qu’elle était plutôt qu’être la doc. « Merci du compliment, je vous le retourne. De ma vie, je n’ai jamais eu affaire à une personne au comportement me donnant autant la nausée. » Et cette fois-ci, ce fut autour de Nala de lui offrir un magnifique sourire hypocrite. Bien qu’elle le pensait réellement. Après quelques instants, elle haussa les épaules et répliqua une dernière fois. « De toute façon, vous n’avez pas les épaules assez larges pour l’être. » Loin de là, même. Kaylee était le genre à se laisser marcher sur les pieds. Oh, elle avait un peu de répartie, mais face à quelqu’un comme Nala, elle ne faisait pas le poids. Vraiment pas. « Hé bien vous, c'est votre métier, que les hommes vous désirent. Moi je les soigne. Chacun son truc. » Elle avait raison sur un point, chacun son métier. Parce que si Kaylee n’arriverait sans doute pas à s’en sortir correctement lors d’une séance photo, Nala n’arriverait pas non plus à soigner quelqu’un. Ca, elle le lui laissait. Et surtout parce qu’elle avait sa main entre les siennes, justement. « Sauf que je couche avec un paquet d’entre eux, et que ce ne doit sûrement pas être votre cas. » Petit air angélique sur le visage, genre totalement innocente la Nala. « Autrement dit, ma vie sexuelle est biiiiiiiiieeeeeeen plus épanouie que la vôtre, pour sûr ! » Et ce, même si elle ne la connaissait absolument pas. En même temps, une femme comme la doc ne devait coucher que lorsqu’elle avait des sentiments. Ce qui était tout le contraire de la jeune femme, alors forcément…  Et puis, elle en avait des années d’expériences, pfiou ! À en faire tourner la tête.

Et encore un sourire un… Grrrr ! Elle pourrait lui faire bouffer les bouts de verre si elle s’écoutait. Enfin, encore fallait-il que la doc s’active à les lui sortir. « Ok, bien. » Amen. Peut-être qu’elle allait enfin cesser de lui demander pourquoi elle se trouvait dans cet état. Est-ce qu’un mec qui se ramenait avec un doigt en moins à recoudre et une tronçonneuse à la main, on lui demandait pourquoi il se retrouvait aux urgences ? Non. Parce que c’était évident. Enfin bref. Une fois le travail terminé et avant de passer aux points de suture, Kaylee lui offrit un nouveau sourire, et une nouvelle question con. Depuis quand on laissait le choix aux patients ? Ridicule. Le pire, c’est qu’elle avait mal, et qu’elle n’en pouvait plus de supporter la jeune femme. Ça devait être considéré comme sa bonne action de l’année ça… « Je vais aller vous chercher ça alors. » Aaaah enfin une bonne nouvelle et une phrase intelligente ! Ceci dit, la brunette ne put s’empêcher de la regarder l’air de dire « ENFIN ?! » en hochant la tête. C’était pas trop tôt, quand même. Non parce qu’elle voulait quand même la recoudre d’ici quelques minutes… La doc partie, Nala en profita pour soupirer un bon coup, agacée au possible. Elle se leva et fit le tour de la salle histoire de se dégourdir un peu les jambes et de ne pas se focaliser sur la douleur. La brunette vit quelques instruments et ne put s’empêcher d’y toucher en attendant la doc. En plus, ça la ferait chier parce que ce ne serait plus stérile ! Bien fait. Ça, c’était pour les questions connes. Rapidement, la doc revint dans la salle tandis que Nala tripotait un… bah en fait, elle ne savait pas ce que c’était. Kaylee affichait un sourire, et la brune serra les dents avant de le lui rendre en lui montrant l’instrument. « Intéressants vos joujoux. » Nul doute que la jeune femme avait compris ce qui l’attendrait. Ceci dit, pendant son absence, des questions lui étaient venues en tête, et la brune les lui posa avant de se réinstaller, et de prendre les cachets et le verre d’eau que la doc lui tendait, pour avaler le tout en moins de deux. Oh oui, elle en aurait bien besoin.

« Vous garderez ces points pendant une semaine, puis vous reviendrez me voir pour savoir ce qu'on fait mais normalement on les enlèvera d'ici-là. » Une semaine de main toute moche. Voilà ce qu’elle retenait. Une semaine, c’était déjà bien trop long pour la jolie brune. Et en plus de cela il fallait qu’elle revienne la voir, ELLE ! Pourquoi elle ? Ce n’était pas possible de voir un autre médecin, franchement ? « Vous revoir… ? Vous ? » ne put-elle s’empêcher de demander en grimaçant. Oh génial, dans une semaine, elle y repasserait. Nala buguait un peu à cette idée, mais quand la doc rouvrit la bouche elle redescendit sur terre et écouta son monologue. Et voilà qu’elle osait parler de sexe et de Jehan. Et puis, à l’entendre, c’était comme s’ils couchaient ensemble tandis que les flashs crépitaient. « De un, je suis mannequin, pas actrice porno. » En privé c’était une autre histoire, mais quand même… « De deux, vous n’avez pas idée ce que c’est de coucher avec lui, et vous ne saurez jamais. Mais croyez-moi, le septième ciel est vite atteint, et l’orgasme est… magistral. » Rien que d’y penser… « Oh oui, pour sûr que vous n’avez jamais connu un tel orgasme. » Leurs parties de jambes en l’air étaient vraiment magnifiques. « De trois, vous pouvez être certaine que je ferais tout mon possible pour ne pas revoir votre tête. » Même si elle devrait y passer la semaine prochaine. Enfin, en théorie, parce qu’il était hors de question que Nala revoit cette doc. Elle trouverait un truc, d’ici là. Mais ce n’était pas non plus comme si la doc en doutait… « De quatre, vous n’êtes certainement pas moi, et comme je vous l’ai déjà dit, vous ne le serez jamais puisque vous n’en avez pas l’étoffe. » Et bim, dans votre face, doc Summer.

Et encore un énième sourire… Elle cherchait vraiment les problèmes. Heureusement que les médocs commençaient à faire effet. Parce que d’un seul coup, elle se sentait plus calme. « Attention, c'est partit. » Par réflexe, Nala serra les dents, mais ne sentit quasiment rien, fort heureusement. Ceci dit, elle lui offrit un second regard tueur pour la peine. Depuis quand on prévenait les gens au dernier moment ? Emmerdeuse ou pas, elle méritait le même traitement que les autres patients, non ? « Vous avez vraiment de la chance que vos médocs marchent. » Ceci étant dit, la brunette était en train de regarder la doc lui recoudre la main, et même si elle ne sentait rien, ça la perturbait. Aussi, elle tourna la tête pour se concentrer sur un poster anatomique. C’était toujours plus ragoutant que ce que la doc faisait. « Oh… Je ne suis pas la seule à montrer mes faiblesses, vous feriez mieux de ne pas trop parler de votre partenaire et surtout ne pas dire partenaire si vous ne savez pas comment le qualifier. Si c'est plus, si c'est moins. » Aussitôt, elle tourna la tête vers Kaylee. « Je vous demande pardon ? » répliqua-t-elle en grinçant dents. « Partenaire, ce n’est pas un qualificatif ? Vous avez eu votre diplôme dans un sachet bonux ? » Là, elle l’énervait. C’était à croire qu’elle parlait à une idiote, pas fichue de comprendre le sens du mot partenaire. C’est vrai que le mot était d’un compliqué… « On bosse ensemble, on couche ensemble. Collègues et amants, vous préférez ? Collègues et bêtes de sexe, peut-être ? » La brunette ne put s’empêcher d’afficher un vrai petit sourire à l’évocation du dernier qualificatif en repensant à leurs derniers ébats.

« Voilà, vous êtes réparée. » Amen, c’était enfin terminé. La brunette jeta un coup d’œil sur sa main avant de faire la grimace. C’était vraiment moche des points de sutures. « Ouais… Je dirais surtout amochée. » Mieux valait ne pas s’attarder là-dessus, puisqu’elle avait encore des choses à dire. L’heure était venue de la paperasse et de la facture. Elle devait avouer qu’elle était curieuse de voir le tarif d’une telle consultation. Parce que pour sûr, elle allait encore lui taper un scandale, rien que pour l’emmerder encore un peu plus. « Alors voilà, ça vous fera ce total à deux chiffres, s'il vous plaît. Si ce n'est pas trop vous demander. » Deux chiffres, ça restait raisonnable. Restait à savoir lesquels. La brunette jeta un œil sur la feuille qu’elle lui tendait. Bon ok, c’était raisonnable, mais l’occasion était trop belle de l’emmerder, surtout sous l’effet des médocs. « Bah dis-donc, vous vous faites pas chier à ce que je vois. Tout ça pour ça ? Mais vous avez vu ma main ? » La brunette agitait ladite main sous ses yeux. « Et vous voulez remettre ça dans une semaine ? Vous avez de la chance que je sois mannequin et que je puisse vous payer, mais ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde. » Comme si elle en avait quelque chose à faire… Ceci dit, comme Nala avait encore deux ou trois choses à dire à la doc, elle ne prit pas encore le loisir de sortir son portefeuille pour la payer. Et puis quoi encore ? A la place, elle se redressa, se tenant bien droite pour regarder Kaylee dans les yeux, fixement et intensément. « Vous savez, ce n’est pas bien malin de vous attaquer à plus fort que vous. Je pourrais vous mener la vie dure sans problème. » Laisser planer le doute. A l’heure actuelle, elle n’en avait pas l’énergie, mais c’était tout à fait le genre de truc dont elle était capable. « Si les gens comme vous se méfient des gens comme moi c’est qu’il y a une raison. Alors, avant de jouer à la plus maligne, vous feriez mieux de vous demander si ça en vaut la peine. » Là, elle commençait à se faire menaçante, n’appréciait guère le comportement de la doc. Après tout, elle pouvait l’écraser comme un vulgaire insecte en un rien de temps. « Et à titre informatif, oui, il y a de fortes chances que je couche avec lui ce soir, ce qui ne semble vraiment pas être votre cas. » Cela dit en passant, bien évidemment. Enfin bon, là n’était pas le sujet initial. « Face à moi, vous n’avez aucune chance, alors n’entrez pas sur ce terrain, ou vous le regretterez amèrement. » Et ce n’était pas une menace, juste un avertissement, un conseil. Avec tout ça, elle ne l’avait pas encore payé, mais Nala poussait le vice au maximum, histoire de voir jusqu’où la doctoresse allait aller.

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Kaylee Summer

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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Mer 29 Oct - 23:04

Plus ça allait et plus Kaylee sentait que les choses allaient mal se passer. Cette fille était coriace et l'envie de lui enfoncer le scalpel dans la main avec ces foutus morceaux de verre était prenante. Mais il fallait rester professionnel, ce qui relevait d'un niveau de patience et de self-control plutôt intense. Soupirant, le médecin secoua la tête et approuva, pour lui donner raison et surtout parce qu'elle avait raison. Kaylee n'était pas le genre de fille sur laquelle on se retourne. Alors qu'une Nala Freshman avec une grande gueule, oui. « Vous avez raison, c'est tout à fait ça. » Mais il ne fallait pas croire que sa vie était simple et banale, elle faisait en sorte que non, pour ne pas penser à sa sœur, pour ne pas penser à ces papiers qui lui demandaient de faire des examens, pour ne pas penser à cette maladie qu'elle pouvait très bien avoir et qui pouvait se déclencher tôt ou tard. Bref, Kaylee faisait en sorte que ses journées se passent toutes différemment alors oui, peut être qu'elle n'avait pas de relation amoureuse, peut être qu'elle ne préférait ne pas en avoir et tout ça pour ne pas souffrir d'une autre perte ensuite. La mort de sa sœur lui avait suffit et il n'était pas question de perdre quelqu'un d'autre, physiquement ou moralement. Mais ça, le mannequin ne le savait pas et ne pouvait pas savoir. Et au fond, elle s'en foutait royalement qu'elle sache ou non. Cette fille n'était qu'une égocentrique de toute manière. D'où elle irait penser à sa famille, ou bien ses amis et de leur soucis ? Non, une fille comme ça ne pouvait pas faire ce genre de chose avant de penser à leur petite personne.
La regardant une fois de plus et niant ses propos, la brune resta tout de même concentrée sur la main de la mannequin pour ne pas l'esquinter sinon ça allait être un procès direct. Enfin… sa main était déjà en mauvaise état, donc si elle la rendait encore plus moche… ça n'allait pas être possible en fait. Mais bon, l'envie était là et de plus en plus forte. Il était vraiment temps que cette patiente sorte de son cabinet et rentre faire mumuse avec son partenaire pour avoir la paix. Ou ses partenaires. « Je vous donne la nausée ? Je suis désolée. Peut être que je vais continuer dans ce sens afin que vous quittiez mon cabinet au plus vite et pour arrêter d'entendre vos sarcasmes qui me sortent pas les oreilles. Tout comme votre attitude puérile. » Et c'était le cas, la brune la trouvait tellement … bah puérile. Une fillette qui ne sait pas quoi faire d'autre que de contredire quelqu'un car ça l'amuse. Et ce genre de comportement, ça a le don d'énerver la jeune femme. Autant vous dire que la séance allait finir par la rendre chèvre si elle continuait comme cela. Les épaules assez large. Elle s'était vu elle ? Non sérieusement d'où est-ce que cette fille pouvait se permettre de lui dire ça ? Soupirant en guise de réponse, Kaylee ne trouva rien d'autre de mieux que de lui prélever ces morceaux de verres qui lui faisaient mal. Quelle idée de serrer les poings. A croire qu'elle n'avait pas pu contrôler ça. On peut toujours contrôler ce qu'on fait, surtout quand on a du verre dans la peau. La pauvre Nala devait sûrement être impulsive ou un truc dans le genre. Vraiment, Kaylee n'aimerait pas se retrouver en face avec un verre dans la main, ça la rendrait malade et surtout pas rassurée. Bref, cette fille ne devait pas avoir un passé glorieux pour avoir un caractère de merde comme elle avait. Mais ce n'était pas son soucis, loin de là et la jeune femme ne voulait pas s'en mêler. Oh non. Car oui, là, elle aurait pu lui faire une prescription pour aller consulter un psychologue.

La suite de la conversation n'était pas mieux. Vraiment pas, Kaylee crut lui renfoncer le morceau de verre qu'elle venait de lui extraire. Comment pouvait-on être comme cela ? Aussi infâme ? Suffisait de lui demander, sauf qu'elle se doutait un peu de sa réponse. « Que ceci ne la regardait pas ». Et blablabla. « Ah bah c'est sûr oui, que la votre est bien plus épanouie. Je veux bien vous croire. Et en fait, je m'en tape de savoir combien de mecs vous vous tapez. Si vous atteignez l'orgasme et que vous êtes satisfaite. Bah tant mieux. Un jour, peut être, que vous coucherez autrement que pour le sexe et que là vous comprendrez pourquoi je n'ai pas quarante six mecs dans mon lit chaque soir ou à un soir différent. Mais si cela vous convient de finir comme ça, vieille fille à toujours vouloir coucher … soit. C'est votre choix. Comme chacun son métier. Je m'en fous. » Et oui, Kaylee s'en tapait royalement d'avoir une vie sexuelle épanouie ou pas. Et que cette Nala en ait une et bah… elle s'en foutait aussi tiens. Du coup, elle espérait vraiment lui avoir fait comprendre mais bizarrement, elle ne le pensait pas. Commençant à comprendre comment fonctionnait cette fille, inutile de dire qu'elle trouverait encore quelque chose à lui dire et une fois de plus Kaylee soupirerait et lui laisserait le dernier mot. Pour lui faire plaisir. Car son mot à elle, ça serait un coup de pince à épiler en plein milieu de la main.
La fin de « l'opération » se fit sans le plus grand silence, pour le plaisir des oreilles du médecin qui commençait à en avoir marre de l'entendre geindre et de l'entendre répliquer à chaque fois. Comment est-ce qu'elle pouvait faire pour avoir toujours un truc à dire ? Elle avait une liste et dans sa tête faisait une croix dans la case à côté pour dire que celle-ci c'est bon elle était casée pour la journée ? Non franchement, Kaylee était vraiment sur le cul de voir à quel point cette nana était culottée pour mettre plus bas que terre les personnes comme elle. Et en y réfléchissant, elle pensa que Nala avait dû être dans son cas quelques années auparavant. Mais la jeune femme n'osa pas lui poser la question, une fois de plus. Une fois fini, la jeune femme alla chercher de quoi soulager notre pauvre petite mannequin qui souffrait le martyr. Quelle idée, franchement, d'exploser un verre dans sa main. Kaylee n'arrivait vraiment à comprendre. Et pourtant, le temps de son escapade, elle essaya mais ne trouva aucun solution. Alors, le mieux, c'était de ne chercher à comprendre, même si elle lui avait déjà expliqué. M'enfin… il fallait être idiot, oui idiot, pour faire ce genre de truc. Secouant la tête, Kaylee trouva ce dont elle avait besoin et retourna dans le cabinet en voyant Nala toucher à tout. Super, elle allait devoir tout désinfecter. Gardant son calme, elle comprit bien le double sens de sa phrase et hocha la tête. « Oui, j'adore jouer avec. Surtout tout à l'heure, je me suis bien retenue pour encore plus m'amuser. » Annonça-t-elle en souriant une fois de plus, répondant à son sarcasme qui lui sortait par les yeux. Elle répondit ensuite à toutes ses questions et quand elle lui annonça qu'elle devrait la revoir elle, Kaylee vit bien que ça lui déplaisait. Et bah à elle aussi. « Oui, moi aussi ça me déplaît de vous dire ça. Vraiment, j'aurais voulu me débarrasser de vous également. » Et c'était vrai. Ô combien elle aurait voulu la refourguer à un de ses collègues. Mais bon… elle avait le moins de patient à son compte et avec la tempête il valait mieux ne pas jouer la difficile, surtout que c'était son premier jour.

Mais la suite de la conversation dégoûtait de plus en plus Kaylee. Comment est-ce qu'elle pouvait parler de ce genre de chose si ouvertement ? Ca lui donnait la gerbe, vraiment. Elle lui fit un belle grimace en prime. Attendant que celle-ci finisse son discours, elle ferma les yeux et faillit vraiment lui rendre son petit déjeuner. Non vraiment, pourquoi est-ce qu'elle lui expliquait tout cela ? C'était quoi l'intérêt ? Tout ça parce qu'elle avait trouvé une faille. C'était petit. « Et de cinq… Quel est votre intérêt à me dire tout cela ? Alors que j'en ai rien à fiche, vraiment ? Vous voulez vraiment me montrer à quel point c'est génial de coucher à droite et à gauche et obtenir un orgasme avec un partenaire professionnel ? Et bah c'est très bien pour vous. Si au moins quelque chose, ou plutôt quelqu'un peu vous rendre satisfaite, tant mieux. Surtout dans ce domaine, car pour le reste j'ai l'impression que c'est plutôt difficile. Donc en fait. Je m'en fiche, de vos ébats et à quel point il vous fait monter au septième ciel. Cool pour vous. » Elle espérait franchement qu'avec ça, la brune finirait par se taire et que de son côté, elle puisse lui recoudre sa foutue main pour qu'elle puisse partir et donc avoir la paix. Car au fond, c'est tout ce qu'elle demandait, la paix. Elle pourrait même prier pour l'avoir tellement cette fille lui sortait par les yeux. Rare était les personnes qui pouvaient la mettre hors d'elle mais là c'était gagné. Bon d'accord c'est un bien grand mot, Kaylee n'est pas du genre à répondre et avoir du vocabulaire aussi… comme celui de Nala en fait et avoir du répondant comme elle. Elle en avait, mais à sa manière disons. Mais il y avait encore des progrès à faire pour arriver à son niveau.
Profitant des effets des médicaments, le médecin s'attaque à la main de Nala pour la recoudre. Plus vite c'était fait et plus vite elle serait partie et plus heureuse Kaylee sera. Faisant attention à ce que pouvait faire la brune, la jeune femme prit le soin de bien la refermée et de faire de jolis points. Sutures qui ne se verraient presque pas si elle ne faisait pas n'importe quoi. D'ailleurs elle en profita pour évoquer la faille de tout à l'heure et même si elle le niait… Kaylee était sûre que cette brune ne savait pas comment qualifier son « partenaire ». Qui ne devait pas être si partenaire que cela. Mais apparemment ce ne fut pas une très bonne idée vu son regard. Mais la brune s'en foutait, au point où elle en était maintenant, un de plus un de moins… Elle n'était plus à ça près. « Ok. Si vous voulez. » Kaylee ne voulait pas la pousser dans cette conversation, car là, elle savait qu'elle serait perdante. Bien entendu qu'elle ne savait pas quels étaient leur lien mais à l'entendre, ça évoquait plus que des amants. Mais elle s'abstint bien de le lui dire. Après tout ça ne la regardait vraiment pas et au fond, la brune ne voulait pas savoir.

Venant de terminer son boulot, elle reposa ses outils, prenant soin de les ranger pour ne pas recevoir un coup de scalpel ou de pince à épiler dans la tronche, puis partit à son bureau afin de préparer la facture à mademoiselle je cherche les emmerdes. « Et bah si vous n'êtes pas contente, j'enlève les sutures et vous faites ça vous même. Et si vous êtes amochée c'est bien de votre faute. » Fallait pas pousser le bouchon non plus, Kaylee avait fait son boulot et tout ce que cette fille trouvait à redire c'était qu'elle était amochée. Il ne fallait pas jouer avec les bouts de verre. Soupirant et voulant en finir au plus vite, elle lui sortit la facture avec deux pauvres chiffres, ce qui n'était pas excessive, mais comme elle le pensait… Nala fit des siennes. Levant les yeux au ciel, la brune expira bruyamment et se contenta de lui répondre le plus platement possible, étant lassée de son répondant et ses caprices de mannequins. « C'est bon, vous avez fini de râler ? On peut voir pour la suite et le paiement. Mais rassurez-vous le retrait des sutures est gratuit. Ca devrait être dans vos cordes pour arrêter de vous plaindre. » Etre maître de soi… bah plus ça allait et plus Kaylee ne l'était plus. Vivement qu'elle quitte la salle. Ce qui ne devrait tarder et rien que d'y penser ça la faisait sourire intérieurement. Mais apparemment… ce n'était pas le cas de la brune qui avait encore des choses à dire. Si ça continuait, elles allaient coucher là.
L'écoutant parler encore et encore et se lassant de plus en plus, Kaylee se leva à son tour et alla nettoyer tous ses instruments que la brune avaient bousillé avec ses mains de mannequin. « Et bah si c'est pas malin, tant pis. Et je pense que ça en vaut la peine car voyez, vous dites que vous couchez avec plusieurs mecs mais apparemment celui-ci revient assez souvent. Je veux bien comprendre qu'il vous donne des orgasmes comme pas possible… mais à un moment faut se demander pourquoi on recouche avec la même personne alors que normalement, selon vos dires vous vous en tapez … plusieurs. Mais que celui-ci revient fréquemment. Je me poserai des questions. » Dit-elle en haussant les épaules et ayant un sourire en coin tout en nettoyant son scalpel. Kaylee tourna la tête vers elle et continua sur sa lancée. « Je ne comptais pas non plus entrer dans votre arène. Je vous laisse jouer. Par contre, j'aimerai vraiment que vous me donniez ce foutu chèque car j'ai pas que vous derrière. J'en ai d'autres et là vous commencez sérieusement à m'agacer avec vos jérémiades et vos plaintes par rapport au prix qui n'est vraiment pas excessif et vous le savez très bien. Donc bouger votre corps de mannequin là et utiliser votre main pour me faire le chèque merci. Plus vite ça sera fait et plus vite on se quittera. » La regardant et posant ses outils, elle retourna à son bureau et s'asseya le plus calmement possible alors qu'à l'intérieur… c'était Fukushima. Sa seule envie c'était de lui foutre un coup dans sa main et d'arrêter de l'entendre parler car elle n'en pouvait plus. A elle seule, elle avait réussi à lui donner un mal de tête horrible.

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La souffrance peut occuper une telle place qu’on en oublie le bonheur. Parce qu’on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d’autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu’on n’a pas l’habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu’on est heureux.© belzébuth
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MessageSujet: Re: C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala   Ven 7 Nov - 21:29

« Vous avez raison, c'est tout à fait ça. » Bah bien sûr qu’elle avait raison. Elle s’imaginait être un mec, là, et elle lâchait d’ores et déjà l’affaire, au bout de trente secondes, se demandant quel était le maso qui pourrait ne pas la trouver ennuyante et se retournerait sur son passage. Personnellement, elle n’en connaissait pas. Mais ce n’était pas non plus comme si elle avait un paquet d’amis masculins – ni des amies en fait, et ce n’était pas plus mal. Enfin bon, ce n’était pas nouveau et elle s’était toujours débrouillée seule, s’en sortant finalement relativement bien. Mais ce n’était pas la question. Nala regarda la doc l’air de lui dire « aaah enfin vous vous en rendez compte ! » puisque cela lui semblait tout à fait évident. Comment la doc n’avait-elle pas pu le voir plus tôt, se rendre à l’évidence ? Elle parlait par expérience, après tout. Enfin bon, peu importait, Kaylee venait de le reconnaître, et comme on dit, mieux vaut tard que jamais. En tout cas, une chose était certaine, ces deux-là ne s’entendaient absolument pas, et avaient même du mal à se supporter. « Je vous donne la nausée ? Je suis désolée. Peut être que je vais continuer dans ce sens afin que vous quittiez mon cabinet au plus vite et pour arrêter d'entendre vos sarcasmes qui me sortent pas les oreilles. Tout comme votre attitude puérile. » Elle pouvait se les garder ses excuses, et Nala n’était pas dupe, la doc n’était pas vraiment désolée. Ca devait bien lui plaire de voir que l’agacement était réciproque et marchait complètement à double sens. En plus elle le lui confirmait, lui faisait comprendre que ça la ferait décamper plus vite. Sauf que non, elle ne bougerait pas tant que le travail ne serait pas terminé. La doc serait encore capable de lui facturer ce qu’elle avait déjà fait avant de la chasser… Manquerait plus que ça tiens. Puis, la brunette avait connu bien pire, elle pourrait supporter cette femme jusqu’à la fin de la consultation. « De nous deux, c’est vous qui êtes puérile. Vous vous défendez très mal, et osez à peine le faire. Vous avez peur que maman vous gronde si vous ouvrez la bouche ? » Nala ne put s’empêcher d’éclater de rire en imaginant la situation. Le pire, c’était que la doc devait être plus âgée qu’elle, longues études obligent. Enfin bon, la consultation continua son court, et la jeune femme cloua apparemment le clapet de la doc, qui ne pipait mot pour se défendre. Pff, c’était même pas drôle d’avoir une adversaire si peu au même niveau. C’était comme une partie d’échecs entre un joueur professionnel et un débutant. La partie était gagnée d’avance, et le joueur pro pouvait même l’effectuer les yeux fermés. Bonjour l’ennui, en somme.

Peut-être qu’en allant plus loin dans ses propos, la doc se réveillerait et rendrait la partie plus intéressante ? Hypothèse que la jeune femme essaya sur le champ en entrant sur une thématique privée, intime. Le sexe. « Ah bah c'est sûr oui, que la votre est bien plus épanouie. Je veux bien vous croire. Et en fait, je m'en tape de savoir combien de mecs vous vous tapez. Si vous atteignez l'orgasme et que vous êtes satisfaite. Bah tant mieux. Un jour, peut être, que vous coucherez autrement que pour le sexe et que là vous comprendrez pourquoi je n'ai pas quarante six mecs dans mon lit chaque soir ou à un soir différent. Mais si cela vous convient de finir comme ça, vieille fille à toujours vouloir coucher … soit. C'est votre choix. Comme chacun son métier. Je m'en fous. » Ou pas… L’hypothèse n’avait pas fonctionnée, dommage. « J’vous jure, vous devriez vous envoyer en l’air, ça vous décontracterait. Ou rien qu’une partie solo… Ça pourrait vous apporter beaucoup. Peu importe l’option, mais faites quelque chose, vous me faites un peu pitié là. » En plus d’être ennuyante, elle était coincée. Génial… « Les couples libres vous connaissez ? L’échangisme ? Tous ces trucs, ça vous parle ? Non parce qu’à vous entendre, ça sonne comme « s’offrir à l’homme de sa vie, et finir à ses côtés ». Vous savez quoi ? Lisez Cinquante nuances de Grey, ça vous fera vraiiiiiment du bien. » Ou ça la choquera, et dans quel cas, Nala serait un peu déçue de ne pas voir la tête de la doc à cette lecture. Enfin bon, ce qu’elle faisait de sa vie sexuelle, elle s’en moquait au final, c’était pour elle qu’elle disait cela, parce qu’à être aussi coincée du bulbe que ça, la doc n’irait pas loin… Mais heureusement, après ces répliques assez cinglantes, un silence se fit pour terminer l’opération, et quel soulagement, quel moment de paix. De toute façon, la jeune femme avait bien compris que Kaylee ne lui donnerait pas ce qu’elle attendait, pas de bataille qui en vaille la peine. Ce moment d’apaisement s’ensuivit par un instant de pure décompression tandis que la doc s’en allait chercher des médicaments. Ah que ça faisait du bien de ne plus l’avoir dans les pattes, et pour l’emmerder un peu, la brunette opta pour la contamination de son matériel. Rien de mieux, vraiment. Jusqu’à ce que Kaylee revienne, tout du moins. « Oui, j'adore jouer avec. Surtout tout à l'heure, je me suis bien retenue pour encore plus m'amuser. » Et elle souriait, y prenant un malin plaisir. Bon, c’était de sa faute aussi, elle lui avait clairement dit qu’elle ne supportait pas ses sourires. « Oh je suis sûre que vous vous amuserez un peu plus tard, avec des gens bien gentils qui vous laisseront vous tripatouiller et vous remercierons. » Ce qui sous-entendait qu’elle n’allait pas le faire elle-même. Rares étaient les mots où des remerciements franchissaient ses lèvres. Il fallait le mériter. Ceci dit, les deux jeunes femmes allaient devoir se revoir. Oh quelle joie… Et Nala ne la lui cachait en rien, d’ailleurs, parce qu’elle était comme ça, très spontanée et rentre dans le lard. « Oui, moi aussi ça me déplaît de vous dire ça. Vraiment, j'aurais voulu me débarrasser de vous également. » Et pourquoi ne le faisait-elle pas alors ? Ne pouvait-elle pas se retrouver face à un de ses sexys internes tout droit sortis de Grey’s Anatomy ? C’était trop compliqué ou bien ? En soupirant, Nala lui répliqua alors. « Bien, dans ce cas, nous sommes au moins d’accord sur quelque chose. » Et ce n’était pas rien, très honnêtement.

Pour bien lui faire comprendre combien ça l’emmerdait de devoir la revoir, elle, Nala choisis de revenir sur le sujet du sexe, certaine qu’il y allait avoir un moment où Kaylee exploserait un peu plus. Parce que ça, elle se contrôlait. Et ce n’était guère intéressant. « Et de cinq… Quel est votre intérêt à me dire tout cela ? Alors que j'en ai rien à fiche, vraiment ? Vous voulez vraiment me montrer à quel point c'est génial de coucher à droite et à gauche et obtenir un orgasme avec un partenaire professionnel ? Et bah c'est très bien pour vous. Si au moins quelque chose, ou plutôt quelqu'un peu vous rendre satisfaite, tant mieux. Surtout dans ce domaine, car pour le reste j'ai l'impression que c'est plutôt difficile. Donc en fait. Je m'en fiche, de vos ébats et à quel point il vous fait monter au septième ciel. Cool pour vous. » Pff, ridicule. Il n’y avait plus rien à espérer à ce stade. « Je vous explique simplement ce que vous ne connaîtrez pas. Vous me donnez une étiquette, comme si j’étais incapable de contrôler mes pulsions sexuelles, bien, mais si vous croyez que je ne vais pas en profiter pour vous choquer ou simplement vous emmerder, vous rêvez sur toute la ligne. » La brune trouvait la répartie de la docteur complètement inintéressante à présent. Qu’elle la juge ne lui posait pas de problème, tout le monde l’avait fait, et l’étiquette elle l’entretenait volontiers. Ce qui l’emmerdait c’était que Kaylee croyait qu’elle allait se laisser faire. N’avait-elle pas encore cerné son caractère ? Apparemment pas puisqu’elle jouait l’idiote – à moins qu’elle ne le soit vraiment ? – en se prenant pour elle ne savait qui en lui disant qu’elle ne savait pas comment qualifier Jehan. La bonne blague. Partenaire, voilà ce qu’elle avait dit. La doc était bouchée ou bien ? « Ok. Si vous voulez. » Non, pas si elle voulait, c’était ce qu’elle avait dit. Pas de sa faute à elle si la doc ne comprenait pas la langue. Pourtant, elle parlait la même, mais avec un petit accent. Allez comprendre. « Et bah si vous n'êtes pas contente, j'enlève les sutures et vous faites ça vous même. Et si vous êtes amochée c'est bien de votre faute. » La bonne blague, c’était fait maintenant. Si elle faisait cela, cela voulait tout simplement dire qu’elle avait perdu son temps… « J’aurais peut-être dû y songer avant de venir, ouais ! » Raaah, elle lui tapait sur le système. Ça va, elle savait que c’était toujours de sa faute, pas besoin de le lui répéter…

Enfin bon, arrivait maintenant la facture. Sauf que la brunette n’avait pas dit son dernier mot et comptait bien l’emmerder encore un peu avant de la mettre en garde vis-à-vis de son comportement. « C'est bon, vous avez fini de râler ? On peut voir pour la suite et le paiement. Mais rassurez-vous le retrait des sutures est gratuit. Ca devrait être dans vos cordes pour arrêter de vous plaindre. » Pas tout à fait, non, et c’était assez jouissif de voir à quel point elle l’emmerdait. Ça, c’était de toute façon sa spécialité, et parole de scout, elle excellait là-dedans. La preuve avec la doc. « J’espère bien que c’est gratuit, ouais ! » Manquerait vraiment plus que ça. « Je râle si je veux, et vous n’êtes pas mieux. » Après tout, elle était rentrée dans son jeu et lui répondait, même si ça manquait cruellement de vigueur. D’ailleurs, elle le lui prouvait en la mettant en garde, parce qu’elle s’était permis de se croire maligne et de jouer une carte qu’elle n’avait guère appréciée. Ce à quoi, la doc refit un nouveau monologue. Elle ne pouvait pas s’arrêter deux minutes pour… respirer ? Le pire, c’est qu’elle estimait que ça en valait la peine… « Je ne vous ai jamais dit à quelle fréquence je couchais avec d’autres et si j’en revoyais ou pas. Alors, au lieu d’interpréter, utilisez plutôt ce qui vous sert de cervelle. Je pourrais facilement vous faire virer de cet hôpital si tel était mon désir. Vous pensez ce que vous voulez à mon sujet, mais je n’apprécie pas que vous insinuiez des choses que je n’ai pas dites, c’est clair ? Ou vous voulez peut-être un dessin ? » Sait-on jamais si la compréhension était plus simple… Et la doc reprit la parole avec un nouveau monologue. Bon, ce qu’elle retenait, c’était qu’elle l’avait agacée, et tant mieux ! « Heureusement pour vous que je suis ambidextre, ce serait un peu compliqué de vous remplir votre chèque. » grinça-t-elle entre ses dents avant de sortir son chéquier de son sac à main et d’attaquer la rédaction. « Ne cherchez pas les histoires avec moi, je vous ai testé, vous avez échouée, point. J’espère que vous retiendrez bien cette leçon et que lors de notre prochaine entrevue vous ne referez pas cette erreur. » Ça valait mieux pour elle, en tout cas. Lorsqu’elle eut finit de rédiger le chèque, et de ranger ses affaires elle le posa sur le bureau et le fit glisser vers elle. « Achetez Cinquante nuances, je suis ravie de participer à cet investissement. » répliqua-t-elle en lui offrant un sourire plein de malice. Après quoi, elle se tourna, prit le sac de médicament, et se dirigea vers la porte sans la remercier ni lui dire au revoir, et puis quoi encore ? Elle n’avait pas suffisamment de caractère pour se mesurer à elle. La doc n’en valait tout simplement pas la peine. Enfin bon, une chose était certaine, elles ne seraient pas ravies de se revoir.


RP TERMINE

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C'est un peu comme briser la glace mais là... c'est du verre ♠ Nala

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